
L'assurance est essentielle au bien-être des personnes. Son rôle est de protéger la société et comme l’expérience le montre dans les pays développés, un secteur de l’assurance prospère stimule la croissance économique.
L'assurance favorise la croissance par une multitude de moyens : elle apporte la stabilité et libère l'esprit d’entreprise ; de plus, elle allège les contraintes budgétaires du secteur public en offrant des prestations complémentaires. L’assurance de personnes favorise à la fois la consommation et les investissements. La consommation, parce qu’elle permet aux particuliers de lisser les aléas en se constituant des revenus indispensables en cas de coup dur ou pour leur retraite. Les investissements, puisque les fonds mutualisés représentatifs des engagements pris envers les assurés sont placés par les assureurs et participent de manière déterminante au financement de l’économie productive.
Croissance économique et assurance sont donc étroitement liées. En instaurant un environnement moins incertain et en protégeant les entreprises contre les dommages qu’elles pourraient subir comme ceux qu’elles pourraient causer, l’assurance les incite à investir, innover, lancer de nouveaux produits. Elle permet aussi aux ménages de mener à bien des projets importants. Soutien nécessaire à la volonté d’entreprendre ou d’innover, elle fournit un appui en cas de « sinistre ». Elle permet au sinistré de retrouver des conditions d’activité similaires à celles qui précédaient l’événement et pérennise l’exploitation de l’entreprise en maintenant le pouvoir d’achat du particulier, gage de la croissance économique.
A travers les partenariats public-privés, le secteur de l’assurance serait pour l’Afrique, un acteur-clé du développement durable. Les responsables politiques devront donc s'assurer que leurs actions s’inscrivent dans l’élargissement du rôle de l'assurance, l'amélioration de son efficacité et l’accroissement de la compétitivité de la profession afin que l’impact de ce secteur sur la croissance économique soit optimal. Pour cela il est impérieux que les compagnies d’assurance communiquent sur leurs produits. Nous assistons à une asymétrie d’information qui empêche le décollage du marché africain de l’assurance. Si l’Afrique ne représente que 1,1% du marché mondial de l’assurance, c’est parce que de nombreuses compagnies d’assurance ont relégué au second rôle, la communication et l’éducation des populations.
Malgré ses imperfections, l’industrie de l’assurance en Afrique a de beaux jours devant elle. Grâce à sa proximité du terrain, son implication dans la valeur ajoutée du service, sa gestion inscrite dans l’exigence absolue de sécurité financière, elle serait, pour l’Afrique, un levier puissant d’amélioration du dynamisme économique et du bien-être collectif.