GSM au Benin

A l’instar des autres pays de la sous-région, la téléphonie mobile a connu un développement spectaculaire au Bénin. Toutefois, ce développement ne rime pas avec le bonheur des consommateurs. Le dernier rapport du FMI qui à épinglé Bénin Télécoms, déplorant la vétusté de son matériel est assez évocateur. Des réformes profondes s’imposent.
Mieux satisfaire les consommateurs


Une des percées les plus significatives réalisées sur le continent africain en est le développement fulgurant de la téléphonie mobile. Le téléphone mobile est devenu une réalité inéluctable. Elle constitue dans bon nombre de localités, le moyen unique d’avoir accès aux télécommunications. C’est un domaine relativement nouveau.
Au Bénin, la première entrée dans le réseau de communications mobiles fut d’abord celle de l’Opérateur Libercom GSM (Opérateur historique) bâti par l’OPT (aujourd’hui Bénin Télécoms SA) en 1995, sur la base de la technologie AMPS (réseaux analogiques). Ce réseau ne couvrait que Cotonou, Porto Novo et Ouidah.
Bien que les télécommunications soient encore largement sous monopole étatique, le secteur de la téléphonie cellulaire a été libéralisé depuis 1997. Outre Libercom, filiale de Bénin Télécoms SA, en 1999, les premières licences furent accordées à deux opérateurs: Moov (ex Télécel) et Mtn (ex Bénincell). Ces derniers ont démarré leurs activités commerciales en 2000. En décembre 2003, Bell Bénin Communications est autorisé. Ce qui porte le nombre d’opérateurs GSM, à ce jour, à quatre. Pendant la période de suspension des Gsm au Bénin, le gouvernement béninois avait annoncé l’arrivée d’un cinquième opérateur qui n’a toujours pas commencé à offrir ses services.

Les opérateurs GSM et le parc d’abonnés

Les quatre opérateurs GSM offrent aux consommateurs, outre la communication vocale, les services de messagerie écrite et vocale, le service roaming qui permet de rester joignable et de communiquer aux quatre coins du monde à partir du même numéro local. Il s’agit bien sûr du service que les opérateurs proposent, mais la réalité est tout autre. Sur le plan national, il est complètement impossible aux béninois de pouvoir joindre leurs correspondants à certaines heures.
Les quatre opérateurs présentent un parc d’abonnés au téléphone cellulaire estimé à 1.210.000 clients en 2007. Ce boom du téléphone mobile hausse la télé-densité (fixe et mobile) à 19,02.

Couverture géographique par opérateur GSM
La couverture géographique par la téléphonie mobile a connu une percée significative entre 2000 et 2006. La plupart des communes sont couvertes. Seules les zones rurales demeurent encore très peu touchées par le mobile.

Usage du téléphone mobile 
Selon la même source, près de 60% des personnes interrogées qui utilisent le portable, disposent d’un appareil et d’une carte Sim. Tous l’ont généralement acquis sur fonds propre. Il y a également des personnes qui utilisent des portables du service ou des appareils offerts, soit par un membre du ménage ou par une personne en dehors du ménage. Les Réseaux les plus utilisés par les répondants sont respectivement : Mtn (39,9%), Moov (34,2%), Libercom (21,3%) et Bell Bénin Communication (5,7%). Certains usagers du portable ne sont pas satisfaits de la qualité des services de leur opérateur et décident de ce fait de changer de réseau. Ces personnes représentent 6,30% des abonnés (tous réseaux confondus).
La plupart de ceux qui ont un portable dépensent en moyenne, moins de 10000 Francs CFA par mois pour la communication ; et trouvent (pour ceux qui le savent) que la minute de communication coûte extrêmement chère sur certains réseaux. Selon le département, le constat reste le même quant à l’utilisation effective du téléphone portable. Cela montre que le secteur a fort besoin d’une autorité de régulation digne de son qui doit être composé aussi de capitaines d’industrie pouvant aussi défendre l’intérêt des investisseurs et il va falloir que cette autorité de régulation, cette fois, ci reste vraiment autonome.

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Les difficultés que connait aujourd’hui le Bénin dans le domaine des Gsm sont en majeure partie dues à certains conseillers du Chef de l’Etat béninois qui entravent sa politique de relance du secteur. Si dans le rapport 2008 du Fmi sur le Bénin l’institution a épinglé ce pays c’est qu’il va falloir revoir la stratégie pour redresser la barre parce que l’équipe du ministère de tutelle qui à en croire certains spécialistes béninois, à montré ses limites. Il est vrai que la sécurité de la Nation béninoise est prioritaire, mais il va falloir trouver un juste milieu pour que le consommateur béninois puisse jouir des services qu’il paye. Bénin Télécoms n’a pas un matériel assez performant pour faire les interconnexions entre réseaux Gsm, il va falloir ne plus arguer de la sécurité pour expliquer que les appels téléphoniques doivent tous passer par Bénin Télécoms et qui n’est pas en mesure de tout traiter.
Aujourd’hui le bénin fait partie des Etats qui ont un nouveau style de gouvernance avec un Président jeune et dynamique qui a de l’ambition pour son pays, mais il va falloir que l’équipe qui l’aide à accomplir sa mission, reconnaisse parfois ses erreurs et ne pas persister dans des situations qui feront perdre des points de croissance à l’économie béninoise. Le secteur des TIC reste un avantage pour les économies en développement, car il montre la capacité des Africains à consommer des produits adaptés à leur mode de vie.

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